La fresque de Clochemerle à Vaux-en-Beaujolais

Clochemerle n'existe sur aucune carte, mais Vaux-en-Beaujolais en a fait son identité. Voici ce qui relie le village au roman, et ce que l'on trouve place du Petit Tertre autour de la fresque.

Illustration à l'aquarelle d'un pignon de maison en pierre dorée couvert d'une fresque naïve montrant une rue de village animée autour d'une église, devant laquelle se trouvent des vignes, un banc et un arbre en pot.
Illustration à l'aquarelle : une vue d'artiste, pas une photographie du lieu.

Vaux-en-Beaujolais est le village qui a inspiré Clochemerle, le roman satirique de Gabriel Chevallier publié en 1934. Clochemerle-en-Beaujolais est un nom inventé ; Vaux est la commune bien réelle qui l'a adopté. Chevallier lui-même y a inauguré, en octobre 1956, la plaque donnant son nom à l'ancienne grande rue (article Clochemerle de Wikipédia, lu le 29 septembre 2026).

Le roman en quelques lignes

L'intrigue part d'un projet du maire, Barthélemy Piéchut : construire un urinoir, une « pissotière », à côté de l'église. Le village se déchire, et l'affaire remonte jusqu'aux ministères. Le livre obtient le prix Courteline en 1934, est traduit en vingt-six langues et adapté au cinéma dès 1948. Une édition illustrée par Albert Dubout a fixé pour longtemps le visage des personnages.

PointRepère
AuteurGabriel Chevallier (1895-1969)
Parution1934, prix Courteline
Illustrateur de référenceAlbert Dubout
SuitesClochemerle Babylone (1951), Clochemerle-les-Bains (1963)
Lien avec Vauxrue Gabriel-Chevallier, plaque dévoilée en octobre 1956

La fresque de la place du Petit Tertre

Les personnages du roman ont pris place sur la façade de la place du Petit Tertre en mai 2012. Selon la page du pôle œnotouristique de la commune, cette fresque humoristique a été réalisée par la société A-FRESCO d'après les dessins d'Albert Dubout, et a reçu le Pinceau d'or 2012, qui récompense la plus belle fresque de l'année en France. L'office de tourisme la signale en accès libre, tous les jours de l'année.

Autour de la fresque

La fresque fait partie d'un ensemble aménagé sur le thème du roman :

Le bureau d'information touristique du village affiche des horaires par saison (d'avril à la mi-novembre), mais sans millésime sur la page de la commune lue le 29 septembre 2026 : vérifiez-les avant de venir.

Vaux-en-Beaujolais, au-delà du roman

La commune compte 1 169 habitants en 2023. À sa limite ouest, le col de la Croix Montmain est emprunté par le GR 76 et l'a été par la 8e étape du Tour de France 2019 (article Vaux-en-Beaujolais de Wikipédia).

Pour un autre village à forte identité, Oingt, dans les Pierres Dorées, joue sur son patrimoine médiéval. Plus au nord, l'église romane d'Avenas garde un autel du XIIe siècle ; avec des enfants, voyez aussi les parcs d'aventure du Beaujolais. Le reste est dans la rubrique châteaux et découvertes du Beaujolais.

Questions fréquentes

Clochemerle existe-t-il vraiment ?

Non, Clochemerle-en-Beaujolais est un village imaginaire. Mais Vaux-en-Beaujolais est la commune qui l'a inspiré et qui a recréé les lieux du roman ; Gabriel Chevallier y a lui-même inauguré sa rue en 1956.

Où voir la fresque de Clochemerle ?

Place du Petit Tertre, à Vaux-en-Beaujolais (69460). Elle est visible depuis l'espace public, gratuitement, tous les jours de l'année selon l'office de tourisme.

Qui a peint la fresque ?

La société A-FRESCO, d'après les dessins d'Albert Dubout, l'illustrateur du roman. Elle a été inaugurée en mai 2012 et a reçu le Pinceau d'or 2012.

Que voir d'autre à Vaux-en-Beaujolais ?

La pissotière, le manège théâtral à automates, le musée Gabriel-Chevallier et les jardinières sonores de la rue Gabriel-Chevallier, installées de mars à octobre.

De quoi parle le roman Clochemerle ?

D'un maire qui veut faire construire un urinoir près de l'église, et de la querelle qui s'ensuit entre catholiques et républicains. Publié en 1934, le livre a reçu le prix Courteline et a été traduit en vingt-six langues.